Association Fanfares Sans Frontières – Projet « Octopus »

Fanfare Sans Frontières est une association qui a pour vocation de mettre en relation des artistes avec des enfants du monde. Elle utilise la musique pour l’éducation et la socialisation des enfants défavorisés.

C’est un noyau autour duquel gravitent des artistes désireux de partager leur passion de la musique, et des structures prenant en charge des enfants des rues.

Afin de mettre en pratique cette démarche de pédagogie musicale au service des enfants des rues, l’association a développé son projet Octopus en 2010 avec lequel elle a été lauréate du PIEED. C’est un projet de solidarité internationale voué à monter des activités et des ateliers d’éveil musical au sein d’associations locales spécialisées s’occupant d’enfants des rues.

Il s’est déroulée dans quatre pays où la problématique des enfants des rues est actuellement persistante : au Cambodge, au Népal, à Madagascar et au Brésil.

Le projet pédagogique Octopus regroupe de multiples actions adaptées aux enfants et à chaque association partenaire dans les différents pays. Leurs mises en œuvre dépendaient de la structure de l’association, de son niveau de maturité organisationnelle, du profil social des enfants accueillis, du temps de disponibilité des enfants et surtout du besoin de l’association. Voici quelques exemples d’activités réalisés par l’association :

–          Chorale à Madagascar et au Brésil

–          Création de chanson

–          Fabrication d’instruments de musiques

–          Expression corporelle

–          Atelier de théâtre à Madagascar et au Népal

–          Chant et percussions …

Les différentes activités du projet Octopus se sont articulées autour d’un fil conducteur réunissant les enfants pour réaliser en fin de séjour un grand spectacle ouvert à tous. L’évènement avait pour but de divertir mais aussi de sensibiliser le public et de valoriser l’enfant qui réalise le spectacle.

Le public visé par Fanfares Sans Frontières sont les enfants des rues accueillis par les structures locales, ainsi que les enfants avoisinant, qui via l’émulation générée par les activités proposées venaient découvrir ces associations. Dans le même temps, l’association a formé les encadrants des associations locales sur les possibilités qu’offre la musique dans l’éveil de ces enfants.

Les différents partenaires locaux ont été inclus tout au long du projet de l’association :

–          dans la préparation, ils ont remplis des questionnaires afin de s’approprier le projet et sa réalisation dans les meilleures conditions.

–          dans la réalisation du projet, l’association a travaillé avec les éducateurs spécialisés locaux.

–          dans le suivi après projet, ils ont donné un retour sur les actions du projet.

Tout au long de la préparation du projet (1 an et demi), l’association s’est efforcée de définir le besoin réel auquel pourrait répondre ses actions sur place. La première phase préparatoire (environ six mois) a donc été plus «bibliographique» que «pratique», afin de nourrir la réflexion du projet, avec des rencontres d’intervenants dans le milieu de l’éducation et de responsables spécialisés sur le sujet des enfants des rues (à l’Unesco par exemple).

L’objectif général du projet était de participer à la re-scolarisation des enfants des rues via des ateliers d’éveil musical.  En effet, la plupart de ces enfants n’ayant pas eu dans le passé de repères d’autorité, de famille, ou de codes de vie en groupe, la musique semblait être un moyen ludique et attirant pour commencer à réintégrer ces enfants dans un mode de vie en société.

Le simple fait d’assister à un atelier où l’animateur fait figure d’autorité, de devoir se concentrer pendant une à deux heures, de respecter les consignes de groupe est un début d’apprentissage des règles de bases nécessaires à la scolarisation. Evidemment, le but  était de rendre ces ateliers ludiques et divertissant pour les enfants via la musique, ce qui a plutôt bien marché vu l’augmentation de la fréquentation des associations locales lors des interventions.

L’association a utilisé, en partenariat avec trois animateurs de profession, différents outils d’animation et d’EAD :

–          définition d’un projet pédagogique,

–          création d’un imaginaire,

–          conduite d’atelier avec les enfants,

–          création de spectacle,

–          rôle social de l’éducateur spécialisé.

Ainsi les membres de l’association se sont aperçus au cours du projet que certaines manières d’animer une activité sont essentielles pour captiver et sensibiliser les enfants :

• Se présenter aux enfants et mettre en place des jeux musicaux «organisés» sur une courte période

• Faire découvrir différents ateliers et laisser l’initiative à l’enfant de choisir son atelier de référence

• Responsabiliser les enfants dans l’organisation d’un spectacle (travail régulier, travail en groupe, capacité de concentration…etc)

• Organiser avec les enfants une ou plusieurs journées spéciales dans l’association ou à l’extérieur (pour impliquer les enfants dans la vie de l’organisme)

• Créer de l’émulation autour de l’association (organiser des fund-raising sous forme de concert avec la fanfare et les enfants, faire des activités en extérieur…etc)

L’association Fanfares Sans Frontières donne ses conseils pour ceux qui veulent s’engager dans des actions d’EAD :

« Ils y a évidemment beaucoup de conseils à donner, et chaque membre du groupe en a surement des différents! Nous sommes d’ailleurs entièrement disponibles pour répondre à toutes les questions (contact@fanfaresansfrontieres.org), ce que nous faisons déjà en encadrant de nouveaux projets en construction (voir le site : www.fanfaresansfrontieres.org). Cependant, je mettrais personnellement l’attention sur trois points:

• La constitution du groupe et le travail en amont pour faciliter la communication au sein même du groupe lors du voyage (qui nous été très utile)

• La définition précise du besoin auquel répond le projet

• Dans le cadre spécifique de l’animation, avoir des gens de formation dans le projet (ce qui était notre cas) ou avoir bénéficié auparavant de formations spécifiques ou encore avoir pratiqué un minimum. »

 

Pour plus d’information sur Fanfares Sans Frontières rendez-vous sur le site :

www.fanfaresansfrontieres.org